Tunisie News: Science
Affichage des articles dont le libellé est Science. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Science. Afficher tous les articles

جمعية مهندسي الكهرباء والالكترونيات –IEEE – تشيد بجهود النظم العربية المتطورة

حصلت النظم العربية المتطورة على شهادة تقدير من الفريق الدولي في جمعية مهندسي الكهرباء والالكترونيات – والمعروفة عالمياً بـ IEEE – وذلك في اجتماع IEEE السنوي مع شركائها حول العالم والذي عقد مؤخراً في مدينة نيو جيرسي الأمريكية. وتأتي هذه الشهادة تقديراً لجهود النظم في تزويد كبريات الجامعات ومراكز المعلومات في المنطقة بقاعدة معلومات IEL العالمية إضافة إلى تميز النظم في خدمات ما بعد البيع التي توفرها لعملاء IEEE في الخليج والوطن العربي مثل جامعة البحرين ، جامعة الإمارات العربية المتحدة ، اتحاد الجامعات الأردنية ، اتحاد الجامعات السعودية ، مدينة الملك عبد العزيز للعلوم والتكنولوجيا ، جامعة دمشق ، جامعة قطر ، جامعة الكويت ، شركة أرامكو.
وعلق المهندس عبد الله الطريفي – نائب الرئيس التنفيذي في النظم العربية المتطورة – على هذا الحدث قائلاً ” نعتز بشهادة منظمة علمية مرموقة مثل IEEE والتي تأتي في إطار سعي النظم المستمر لربط مراكز المعلومات والمعرفة في العالم العربي بأفضل وأهم مصادر المعلومات والمعرفة في العالم، كما أن هذه الإشادة تؤكد على جودة ما تقدمه النظم من خدمات ما بعد البيع لكافة عملائها”.
الجدير بالذكر أن النظم العربية المتطورة تعتبر أكبر مزود مصادر معلومات في العالم العربي والمنطقة فبالإضافة إلى IEEE تمثل النظم كبرى مزودي مصادر المعلومات المحترفة في العالم مثل EBSCO, CABI, OCLC, IET, SAGE, Knovel
نبذة عن النظم العربية المتطورة
تأسست النظم العربية المتطورة في عام 1989 وهي الشركة الرائدة في مجال تقديم حلول وخدمات المعرفة. تقدم النظم حلولاً وخدمات متكاملة لمراكز إدارة المعرفة، إضافة ‘لى تطوير وتشغيل البوابات الرقمية، وحلول إدارة المحتوى في المنظمات، وتفعيل إجراءات المؤسسات ( BPM ) والنماذج الالكترونية بالإضافة إلى حلول الانترنت وخدمات الهاتف النقال. وتتمتع النظم العربية المتطورة بخبرات كبيرة تمكنها من تقديم حلول تشمل النطاق الكامل لدورة المعرفة إضافة إلى نقل أفضل الممارسات المعتمدة وتقديم الخدمات المحترفة. تعمل النظم في المنطقة من خلال مكاتبها في الرياض وجدة والخبر ودبي والدوحة والكويت ودمشق وبيروت والقاهرة والرباط.

Relativité: Einstein contredit par des chercheurs du CNRS

Des chercheurs du CNRS ont montré que des particules sont capables de voyager plus vite que la lumière. 

«Si c'est vrai, c'est une véritable bombe pour la physique, c'est une découverte comme il en arrive tous les siècles», commente Thibault Damour, grand spécialiste de la relativité d'Einstein à l'Ihes (Institut des hautes études scientifiques à Bures-sur-Yvette). La raison de cette effervescence est simple: une équipe de chercheurs de l'Institut de physique nucléaire de Lyon a montré que des neutrinos «superluminiques», des particules très légères, sont capables de voyager plus vite que la lumière. Un phénomène tout simplement impossible d'après la théorie de la relativité restreinte d'Einstein, qui définit la vitesse de la lumière comme une limite infranchissable pour tout objet doté d'une masse. Si les mesures de Dario Autiero et de ses collègues du CNRS à Lyon sont justes, c'est toute la physique moderne qui est à revoir. Les conséquences seraient tellement importantes que tous les spécialistes se veulent prudents et demandent que l'expérience soit reproduite ailleurs, avec une autre équipe, avant de jeter d'un coup à la poubelle tout le travail d'Einstein sur la relativité.
Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie.
Malgré cela, le travail des chercheurs français paraît très solide. Il a résisté à six mois de vérifications par des collègues extérieurs appelés à la rescousse pour tenter de découvrir un biais, une erreur dans l'expérience. «C'est si énorme qu'on a la trouille de s'être trompés quelque part, explique Stavros Katsanevas, directeur adjoint de l'IN2P3 (l'institut national de physique nucléaire et de physique des particules du CNRS). Depuis les premiers résultats, en mars dernier, nous avons fait des vérifications au niveau du CNRS, puis après au niveau de l'expérience internationale Opera, qui travaille sur le détecteur de neutrinos. On n'a rien trouvé, et comme l'information commençait à fuiter, on a décidé de la rendre publique maintenant.»

Un décalage infime 

La violation de la vitesse de la lumière a été observée sur un faisceau de neutrinos, des particules ultralégères qui n'interagissent presque pas avec la matière, produits par l'accélérateur du Cern, près de Genève, et détectés sous la montagne du Gran Sasso, dans les Apennins, au centre de l'Italie. On s'attendait à ce que les neutrinos traversent sans encombre les 731 kilomètres de croûte terrestre qui séparent les deux installations scientifiques à une vitesse proche de celle de la lumière, soit un trajet d'au moins 2,5 millièmes de seconde. Les neutrinos sont des particules élémentaires presque insaisissables produites en d'immenses quantités par les réactions nucléaires, comme celles qui se produisent dans les centrales nucléaires ou au cœur du Soleil. Chaque seconde, 65 milliards de neutrinos émis par notre étoile traversent chaque centimètre carré de la surface terrestre, et seulement 1 sur 10.000 milliards de ces particules est interceptée par un atome de notre planète.

L'immense détecteur enfoui 
sous le mont Gran Sasso ne pèse pas moins de 1500 tonnes. Crédits 
photo:CNRS Photothèque/IPNL/ILLE, Bernard.
L'immense détecteur enfoui sous le mont Gran Sasso ne pèse pas moins de 1500 tonnes. Crédits photo:CNRS Photothèque/IPNL/ILLE, Bernard.
Mais à l'immense surprise de Dario Autiero et de ses collègues lyonnais, les neutrinos arrivaient sur le détecteur Opera, dans le laboratoire du Gran Sasso, en moyenne avec 60 nanosecondes (60 milliardièmes de seconde) d'avance par rapport à la lumière. Un décalage qui paraît infime, mais qu'aucune théorie actuelle n'est capable d'expliquer.
Il n'y a pas eu à proprement parler de course entre photons (ou grains de lumière) et neutrinos, mais les chercheurs ont chronométré le trajet des faisceaux de particules avec une très grande précision. En se calant sur l'horloge atomique d'un satellite GPS visible au même moment sur les deux sites, les horloges du Cern et du Gran Sasso ont été calées avec une précision meilleure qu'un milliardième de seconde. Au total et en prenant en compte divers effets des instruments de mesure, l'équipe estime que l'incertitude de la mesure est meilleure, de l'ordre d'une dizaine de nanosecondes, soit bien moins que les 60 nanosecondes mesures. Le travail des physiciens de Lyon est donc largement assez robuste pour être publié, ce qui a été fait cette nuit sur le serveur public arXiv.

Situé en Italie, il a permis 
de mesurer que les neutrinos émis par le Cern, à 731 km de distance en 
Suisse, se déplacent à une vitesse supérieure à celle de la lumière. 
Crédits photo:CNRS Photothèque/IPNL/ILLE, Bernard.
Situé en Italie, il a permis de mesurer que les neutrinos émis par le Cern, à 731 km de distance en Suisse, se déplacent à une vitesse supérieure à celle de la lumière. Crédits photo:CNRS Photothèque/IPNL/ILLE, Bernard.

Toute la physique moderne pourrait être à revoir

Suite à la découverte des chercheurs du CNRS qui pourrait remettre en cause la théorie de la relativité, la communauté scientifique s'interroge.

E = mc2. L'énergie est égale à la masse multipliée par la vitesse de la lumière au carré. C'est de loin l'équation la plus connue de toute la physique, celle qui illustre pour le grand public la théorie de la relativité d'Einstein. Difficile d'imaginer qu'elle puisse être fausse.

Et pourtant, si les mesures de Dario Autiero et de ses collègues du CNRS à Lyon se confirment, «cela remet en question toute la relativité restreinte d'Einstein, découverte en 1905, et qui a pourtant été depuis vérifiée par de très nombreux tests», résume Thibault Damour, physicien spécialiste de la relativité à l'Ihes. Le Français attend de voir la suite et rappelle qu'il a vu dans sa carrière «un certain nombre d'annonces qui se sont révélées fausses».

John Ellis, l'un des plus réputés théoriciens au Cern, à Genève, estime lui aussi que la découverte est tellement fracassante qu'il faut attendre qu'elle soit confirmée par un groupe concurrent avant de chercher à modifier les équations d'Einstein et de remettre toute la physique moderne à plat.

Les meilleurs candidats pour vérifier le résultat sont les chercheurs américains de l'expérience Minos, qui détecte elle aussi des neutrinos émis à quelques centaines de kilomètres de distance par l'accélérateur du Fermilab. En 2007, ces Américains avaient d'ailleurs mesuré que les neutrinos arrivaient avec 120 nanosecondes d'avance sur la lumière, mais leur marge d'erreur était si importante qu'ils n'avaient rien pu affirmer sur la vitesse des neutrinos. D'ici à deux ans, leurs prochaines mesures devraient permettre de confirmer ou d'infirmer le travail de l'équipe du CNRS de Lyon fait avec l'expérience Opera en Italie.

«J'essaie depuis quelques jours de réfléchir à des effets ou à des biais qui pourraient expliquer autrement les résultats d'Opera, sans avoir à revoir la règle de base de la relativité, qui veut que l'information ne peut pas se propager à la vitesse de la lumière», avoue, très intrigué, Pierre Binetruy, directeur du laboratoire AstroParticules et Cosmologie à l'université Denis-Diderot à Paris. Mais je reconnais que ça a l'air extrêmement difficile à expliquer autrement qu'en modifiant la relativité.»
Des conséquences cruciales

L'enjeu est considérable pour l'ensemble de la physique moderne, car le fait que la vitesse de la lumière soit une limite infranchissable est un paramètre qui a des conséquences cruciales pour expliquer des domaines qui vont de la formation de l'Univers lors du big bang jusqu'au comportement de la matière à des échelles infiniment petites.

John Ellis estime que, même si les neutrinos peuvent dépasser la vitesse de la lumière, «cela ne veut pas forcément dire qu'Einstein a eu tort, prévient-il. Je prends l'exemple de la théorie de la gravitation de Newton, qui marche très bien dans de très nombreux cas, mais qui doit être modifiée par la théorie d'Einstein dans des circonstances exotiques. Il faudra peut-être aussi modifier les prédictions d'Einstein dans des conditions extrêmes.»

Le physicien britannique explique également qu'un travail important va devoir aussi être fait pour vérifier si la théorie d'Einstein exclut aussi fermement que ce que l'on pensait les vitesses superluminiques. Certaines théories physiques dites «exotiques» font d'ailleurs appel à des particules plus rapides que la lumière, des tachyons, qui contournent l'«interdit» d'Einstein en ayant une masse non nulle, mais dite «imaginaire».

PARTAGER L'ARTICLE

Twitter Delicious Facebook Digg Stumbleupon Favorites